Joyeuse sarabande aux accents insolites, visages pleins et radieux mais aussi regards
lancinants et graves. Marie-Lys Hagenmüller nous entraîne avec bonne humeur
dans les coulisses des marchés parisiens des années 1976 à 1980. Elle déniche toujours
avec bonheur et saisit avec tendresse et humour, le dérisoire de ces choses de la vie.

Des clins d'oeil facétieux en indicibles coups de griffes malignes,
son propre regard répare les méfaits de l'oubli, recoud
soigneusement un à un les fils d'un passé révolu.

Mais bien plus, elle restaure de notre mémoire assoupie
ce petit peuple de "gens ordinaires" aux parures du magnifique,
et pousse même l'impertinence jusqu'à rendre au quotidien
l'éclat du merveilleux.
Daniel DELIQUE



Bonjour, bonjour
les hirondelles,
il y a de la joie...
Aux innocents les mots pleins,
son visage rond
ruisselait de tendresse






Qu'est ce qu'elle veut
la petite dame ?
Son regard malicieux
roulait des yeux gourmands
auxquels bien peu
pouvaient résister.

" Qu'ils sont beaux et généreux ces regards là !
Tour à tour enjoués, drôles, ironiques,
mais aussi parfois graves, pathétiques ;
et puis il y a ces gestes immuables, ces attitudes familières
qui ne cessent de nous interroger sur ce temps qui court..."

Cortèges de caddies, farandoles de sacs pleins à craquer,
bouquets garnis aux mille odeurs, depuis des siècles les marchés Parisiens
roucoulent leur éternelle chanson :
"Paris sera toujours Paris."
Daniel DELIQUE